Mooooon dieu. Alors que je cherchais un vieux brouillon de message, je suis tombée sur ça…

Alors comme ça, tout ceux qui pensaient (encore ? il en restait ?) que j’ai un cerveau, vous avez la preuve que non : j’ai gratté un truc immense, que j’ai jamais pensé à sortir du mode «brouillon».

Attention, sur canalblog il s’agit de décocher une case ! WOUHOU !

Je suis complétement grave.

Bon, comme j’avais passé un certain moment à l’écrire, le voici quand même :

Du coup la première phrase prend un sens vachement plus profond…….. (je n’ai surtout pas relu le texte plus loin que la première phrase, donc si j’ai écrit n’importe quoi, tant pis !)

Ça y est j’ai laissé décanter (un peu beaucoup même vu le temps que je mets pour rédiger ça), je dois être en capacité de parler d’une manière claire (ou pas) de ce jeu.

En fait, comme je n’ai pas de schéma-type pour écrire (à part la dissertation, mais je ne tiens pas à engranger une vague de suicide), ça va très surement partir en live, mais peu importe hein.

Gyakuten Saiban 3, Phoenix Wright 3, Ace Attorney 3, Phoenix Wright – Ace Attorney: Trials and Tribulations, les noms ne manquent pas alors je simplifierai par AA 3.

On va quand même partir d’une problèmatique : AA 3 est-il le meilleur de la trilogie «Phoenix Wright» ? Oui le 4 j’en parle pas vu que j’y ai pas joué, et comme le personnage principal change, même s’il y a continuité, on peut certainement se le permettre.

Bon finalement ça sera quand même dissertatif. Oui je tiens parole même pas deux lignes.

On verra tout d’abord ce qui reste en continuité d’AA 1 et 2, puis ce qui diffère, en bien ou en mal.

La continuité, en bien et en mal.

Alors évidemment, le scénario. Le point fort, magistral, du jeu.
Une pure merveille. Je vais essayer de ne rien spoiler mais ça sera pas forcément une tâche des plus aisées.
Dès le début, le jeu joue sur l’explication de ce qui avait pu se passer avant AA 1 et 2. Agréable, même si un jeu «basique» s’en serait passé.
J’avoue qu’au début, je n’ai pas trouvé ça fameux. Plaisant, c’est sûr… Mais sans plus.
Et au bout d’un moment, c’est comme si d’un coup on nous donnait la clef de compréhension… Et là. Ben j’étais vulgairement «sur le cul».
C’était à en poser la DS, aller faire un tour pour respirer puis la reprendre. Ou alors hurler (dans sa tête, ou pas) : «NOOON pas possible !».
En fait je ne pensais vraiment pas que les tarés qui ont fait ce jeu iraient jusque là dans l’écriture d’un scénario incroyable mais «possible». Je ne vais pas m’étaler vu que je ne veux vraiment pas donner ne serait-ce qu’un infime indice sur ce qu’il se passe, car, comme dirait Sebinjapan : celui qui te spoile Phoenix Wright, c’est quelqu’un qui te déteste.

La continuité des personnages et de l’univers. Encore une fois, en spoiler-free, c’est pas évident. On retrouve bien entendu l’équipe, mais aussi des personnages secondaires (des auxquels on pouvait s’attendre, et d’autres un peu moins). Un choix pas toujours… intelligent je dirais… On aurait pu souhaiter des réapparitions de personages autres. L’univers va de pair avec, évidemment. Mais le joueur attentif pourra observer par-ci par-là des détails qui font que le jeu n’est pas seulement un bon jeu, mais un véritable plaisir. Ainsi … Non je ne dirais rien. Mais, soyez attentifs, c’est tout.

La continuité musicale. Alors, ce qui m’a étonné, c’est la reprise quasi-totale de la bande d’AA 2 : mis à part quelques chansons (liées aux nouveaux personnages «forts», dont je parlerai plus tard), on se retrouve presque avec l’identique. Alors que (ce qui avait déplu à certains d’ailleurs), d’AA 1 à 2 on avait eu presque un remaniemement complet. Alors pourquoi? Flemme ? Ou plutôt pour conserver un lien encore plus fort? (nécessaire ou non…?) Je ne sais pas trop, j’avoue que ça me laisse quelque peu perplexe. J’avais adoré l’ambiance musicale d’AA 2, donc ce n’est pas un problème, mais tout de même, ça reste un peu gênant…
Un sublime morceau de sucre pour moi quand même : la reprise de ma musique préférée d’AA 2, Eccentric. Une petite merveille. Pour replacer, c’est le thème du «Docteur» Sashoff. Sublime, sublime, sublime. L’utilisation faite dans AA 3 est presque décevante (quel personnage pourrait remplacer le Dr dans son excentricité…?), mais c’est somme toute bien agréable.

On en arrive aux discontinuités.

Je pourrais presque reprendre les mêmes sous-parties, vu qu’à chaque fois AA 3 joue de son lien et de sa nouveauté vis-à-vis des deux premiers volets.

Alors je vais commencer par un truc bête mais qui a son importance, je vous laisse juger :

Bon je le dis aussi, parce que tout le monde ne me suit pas forcément dans mes délires… La deuxième langue est… l’Allemand ! Bon je peux aisément comprendre que le jeu ne soit pas en Multi 5, ça risquerait de faire un peu lourd (encore que, hein), mais pourquoi passer d’un bilingue FR-EN à un FR-DE ? J’ai beau chercher, je ne vois pas. Et puis moi qui comptais le faire en Anglais quand j’en aurais le temps, ah ah ah…

Pour les personnages, évidemment, Godot. Un Godot qui étonne, prenant la place du bel Hunter… Un Godot qui étonne, avec ses «lunettes» étranges…

Je dois bien avouer que, au début, je n’étais pas franchement pour… Sur le papier, après deux épisodes passés avec Benjamin on est en manque désemparés. Mais, thème musical et caractère bien particulier aidant, on s’y fait tout de même assez vite. Et plus le jeu avance, plus on s’y attache, jusqu’au point final, et là, je ne dirai rien de plus. Même les lunettes, on s’y fait, alors… Et sa toxicomanie pour le café est … plaisante, j’avoue. Surtout quand ça tourne ainsi (je n’ai pas pu résister) :

Pour les personnages secondaires, par contre, ça se gate. C’est une grande déception. Pris dans la lancée «finissons l’histoire», le reste est… laissé de côté. Les enquêtes n’ayant pas trait au fil conducteur principal se voient presque baclées… J’ai été vraiment déçue, en comparaison avec AA 1 et 2. Les rares détours que se permet le jeu sont vides, vite bouclés, et les personnages qui vont avec sont creux. Non pas qu’ils soient fades, loin de là, mais on nous avait habitué à bien mieux. Je reprends là par exemple mon Dr Sashoff, mais les autres personnages d’AA 1 et 2 sont de la même trempe : des personnages qui énervent. C’est ça, indéniablement, qui manque à AA 3. L’énervement. Pourquoi est-ce qu’aucun des personnages «secondaires» ne m’a saoulé, donné envie de lui en coller une, de le secouer, etc? De la même manière, les enquêtes, sans être faciles pour autant, ne donnent à aucun moment envie de s’arracher les cheveux… Le jeu se rattrappe sur le fil conducteur, dieu merci. J’avoue que sans ça… Ça aurait été vraiment, vraiment impardonnable…

J’espère qu’AA 4 n’a pas ces mêmes faiblesses. Parce que changer entièrement l’équipe, et coller des personnages secondaires fades… Ça ne passera que trèèèèèès difficilement. Je me tâte d’ailleurs pour «quand» je m’attaquerai à ce dernier, AA 3 m’a tellement accaparée que…

Bref, voilà, j’ai dû à peu près faire le tour. De toute façon il fallait bien que je finisse ce message un jour, alors…!

Donc pour conclure : AA 3, meilleur épisode de la trilogie PW? Oui, en ce qu’il est l’achèvement de celle-ci, d’une manière vraiment réussie. Mais, non, parce qu’il lache du lest là où il n’aurait pas dû…
Quoi qu’il en soit, la série des AA est excellente et je ne peux que la conseiller (et là ceux à qui j’ai bourré le crâne avec ce jeu rigolent jaune…). Alors je la conseille vivement ! Mais par pitié, dans l’ordre des épisodes, et intégralement si possible, hein.

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