Les années passent et je me traîne…
Je ne vois toujours rien venir..
Dire qu’je m’en lasse,
Ce serait faire un pléonasme
Autant se dire que l’présent vaut qu’on s’y intéresse

Se faire une place en vaut la peine…
Mais encore faut-il la choisir !
Alors je m’accroche à mes rêves,
À l’utopie de mes désirs…
Au mieux ils vivent, au pire ils crèvent !

Les années passent
Et elles ne drainent
Non pas que de bons souvenirs
Mais autant que je m’en souvienne,
À faire le compte les plaisirs restent en amont,
Amants des peines…

Des yeux se glacent,
Deviennent obscènes
Et odieux jusqu’à faire rougir
Le feu qui passe dans mes veines
Mon Dieu! que va-t-il devenir ?
Et l’enjeu en vaut il la peine ?

Je ne vois toujours rien venir,
Je ne vois toujours rien venir…
Je ne vois toujours rien venir !
Et j’aimerais oh combien !
Pouvoir dire que je ne m’étais pas trompé…
Avant, avant d’aller..
Avant d’aller quérir
Les temps passés qu’on ne peut retenir,
Me nourrir de regrets…
Avant d’abandonner

J’attends le dénouement
J’attends le dénouement

Les années passent
Et elles sont belles…
Le présent vaut bien l’avenir!
Le passé n’est qu’une poubelle
Propre à classer et à jaunir ce qu’on était…
Je préfère être !

Les années passent
Et c’est un fait :
«Prévenir vaut mieux que guérir»
Mais à choisir,
Je me permets
De renchérir sur le sujet :
Je voudrais vivre à en crever !

Je ne vois toujours rien venir,
Je ne vois toujours rien venir,
Je ne veux toujours pas guérir !
Et j’aimerais … oh combien!
Te voir dire qu’il n’y a rien à soigner…
Avant, avant d’aller…
Avant d’aller maudire
Ce vieux portier gardant ce paradis
S’il veut pas m’faire entrer !

Avant, avant d’aller…
Le pire est-il à venir ?

Avant, avant d’aller…
Le pire est-il à venir ?

Avant, avant d’aller…
Le pire est-il à venir ?

La Ruda Salska – Rien venir

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