Pour une fois, ce n’est pas un «grand texte d’auteur» que je vous propose, mais un texte trouvé par hasard sur internet.

Les mots qui nous parlent n’ont pas besoin d’être édités et reconnus.

«Temps invraisemblable !

Nous rêvons de conquérir le monde et l’univers
Mais l’univers n’est-il pas en Nous?

AH !

Soutenir sans trembler
Le regard des pierres et des roses.

Tout donner, mais seulement à ceux qui savent recevoir.

Rompre radicalement avec les figures imposées, avec les images vides de sens.
Rompre radicalement avec un monde d’imposture.

Parler le langage perdu que seul le vent comprend.

Et…

Chercher naturellement, non plus à paraître mais à disparaître, non plus à briller, à se montrer pour être vu, à se servir au lieu de servir, à poser et à s’imposer, mais consentir à effacer sa propre trace et perdre jusqu’à son nom.

Seule avec le Seul, n’ayant pas la moindre chose à quoi s’accrocher, dépouillée des compensations illusoires qui nous endorment et nous consolent, plonger dans la profonde solitude, la main ouverte sur rien, se jeter sur le versant de la lumière et soulevée par la transparence, marcher invisible dans la nuée !

Point d’arrêt !

Nudité radicale seule à seule

Infiniment vide
L’espace se fait face

Jaillissement de Lumière

Bruissement des ailes
Gazouillement du vide

Dans les champs
Les étoiles labourent le Chant.

Qui
se tient
dans la transparence ?

Quel bonheur que le Rien suffise à l’Amour !»

C’est beau et ça vient d’ici.

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