Mois : février 2009

Intolérable

La prépa est une prison dont les barreaux sont composés de notre seule raison,

Quoi d’autre pourrait nous y installer ?

La pression monte, le coeur se serre, les mots se bloquent.

Ne plus rien tolérer, jusqu’à ne plus se tolérer soi-même…

Ne plus avoir de temps et pourtant s’ennuyer,

N’avoir plus pour seules muses que la Patience et la Résignation.

La Résignation…

Maîtresse cruelle et pourtant seule salvatrice,

Ne m’oublie pas.

Drink me

Aujourd’hui, j’étais seule à la maison.

Enfin il y avait le carreleur, merci à lui de m’avoir empecher de sombrer dans la dépression noire (j’exagère, je vous rassure).

Bref, n’ayant rien d’autre à faire que du boulot, après un certain nombre d’heures sur le Latin…

J’ai repris mon bloc à dessin.

J’ai repris une vieille esquisse que j’ai enfin terminée, mais elle a pas mal dérivée…

Et ça donne ça (via mon scanner pas super en forme aujourd’hui) :

Un clic dessus pour aggrandir.

C’est le premier dessin que je poste ici, n’est-ce pas ? Enfin, le deuxième si on prend en compte le gribouillage pour mon centième message.

Pour rester dans la thématique «jambes», j’ai deux dessins plus anciens à vous proposer.

Mais comme je ne cherche en rien à inciter les jeunes qui passent par ici à porter des chaussures plate-formes, et qu’il ne faudrait dépraver personne, etc, etc, et que ça pourrait en étonner certains peut-être, je ne vous mets pas de miniatures, il suffit de cliquer dessus pour les voir.

Culotte et Rayures

Le premier est de 2005, visiblement (comme je l’ai écrit dessus…). PKO, c’est bien moi, je ne suis pas allée piquer le dessin du voisin. Un autre pseudo, que voulez-vous.

Le deuxième doit être un tout petit peu plus récent, mais pas grand chose.

Une période au fusain en tout cas, ça explique le côté un peu brouillon. J’ai essayé de «nettoyer» le deuxième, c’était pire qu’avant…

Voilà, voilà. Libre à vous de me dire ce que vous en pensez (je ne me crois pas être l’artiste du siècle, si ça peut vous rassurer)… ^^

St Valentin

Je viens de voir dans mes statistiques qu’il y a eu un pic de visite sur mon blog ce 14 février.

Ne vous inquiétez donc pas, je vous aime tous :p

Mais effectivement, je n’ai rien à vous offrir …

Ou alors… Si. Soyons fous ! Un texte un peu plus long que d’habitude, mais lisez-le bien jusqu’au bout ^^

J’ai pas mal hésité avec un autre extrait, peut-être la prochaine fois…

La nouvelle qui suit provient de l’excellent Tu es une bête, Viskovitz de l’Italien Alessandro Boffa. Ce recueil narre les amours de Viskovitz dans de nombreux états de la condition animale… Je n’en dis pas plus.

Tu perds la tête, Viskovitz

«Comment était papa ? demandai-je à ma mère.
– Croquant, un peu salé, riche en fibres.
– Avant que tu le manges, je veux dire.
– Il manquait d’assurance, était anxieux et névrosé, un peu comme vous tous, les garçons, Visko.»

Plus que jamais, je me sentais proche de ce parent que je n’avais jamais connu, et qui s’était dissous dans l’estomac de ma maman au moment de ma conception. Un père dont je n’avais reçu aucune chaleur, mais plutôt des calories. Merci, papa, pensai-je. Je sais ce que le fait de se sacrifier pour la famille signifie pour une mante.

Je me recueillis un instant devant sa tombe, c’est-à-dire devant ma mère, et récitait un Miserere.

Au bout d’un moment -la pensée de la mort me provoquait immanquablement une érection- je jugeai qu’il était temps de rejoindre Ljuba, l’insecte que j’aimais. J’avais fait sa connaissance environ un mois plus tôt, au mariage de ma soeur, qui était également l’enterrement de mon beau-frère, et sa cruelle beauté m’avait pris dans ses rets. Nous avions continué de nous voir. Comment était-ce possible ? Dieu m’avait béni en m’offrant le présent le plus précieux, pour nous autres mantes : l’éjaculation précoce, condition nécessaire à toute histoire d’amour non éphémère. La première semaine, je n’avais perdu que deux pattes, les ravisseuses ; la deuxième, le prothorax et les annexes pour le vol ; la troisième…

« Non, ne le fais pas, Visko, pour l’amour de Dieu ! » se mirent à hurler mes amis Zucotic, Petrovic et Lopezm perchés sur les plus hautes branches. À leurs yeux, les femelles étaient le démon, et la misogynie une mission. Sexuellement déviés ou dysfonctionnels depuis la métamorphose, ils étaient entrés dans les ordres et passaient la sainte journée à mastiquer des pétales et à réciter des psaumes. Ils étaient très religieux.

Mais aucune prière n’était en mesure de m’arrêter quand j’entendais le soupir glacial de ma belle, le sombre bruissement de ses membranes, son ricanement funèbre. Je m’ébranlai frénétiquement dans la direction de ces sons, sur la seule patte qui me restait, m’appuyant sur mon érection, m’efforçant de visualiser la gloire de ses formes, que je ne pouvais plus voir puisque je n’avais plus d’ocelles, que je ne pouvais plus sentir puisque je n’avais plus d’antennes, que je ne pouvais plus baiser puisque je n’avais plus de palpes.

J’avais perdu la tête pour elle.

Voyage en Italie via mon téléphone

C’est ma valise qui est sortie la première !

Un tag trop mignon… Personne ne salope les murs pour moi, snif !

Le mec au bonnet Wii. En plus il avait une veste Tokidoki ! Je t’aime pas ! (heureusement il ne sait pas qu’il est sur ce blog et que je l’y insulte…!)

Enjoy le gashapon Valentino Rossi,

la mayonaise McDonald’s,

les chips HSM 3,

et celles Lupin (oui un jour on va m’embarquer pour espionnage industriel mais c’est pas grave !).

En Italie on trouve des tirelires tamanoir doré. Et nulle part ailleurs ! Enfin, j’espère…

Le beau ciel bleu de Trente, depuis le château du Bon Conseil.

Les Dolomites depuis le Castel’alto

Mieux que HSM 3 et Lupin réunis ! Maintenant j’ai una fantastica mini cornicina magnetica <3

La pizza au Nutella (si ton estomac survit à celle-là, tu es un roi)

On s’y croirait presque, là, au pays des merveilles…

Le hidden McDo de Venise : quelle idée de planquer quelque chose d’une si grande importance !

Un Disney Store qui a bien plus la classe que celui de Nancy

Je veux les mêmes

Une horloge à vingt-quatre heures ?!

Non satisfaits de planquer le McDo, ils ont aussi planqué le Lush ! Parbleu.

Un voleur de coeur…

Voilà, c’est tout pour les photos prises avec mon téléphone. Me voilà donc bien rentrée à la maison !