Je devrais être en train de faire mon devoir de géographie qui était pour ce matin, mais non.

À un moment il faut bien que quelqu’un dise «merde» et aujourd’hui c’est moi.

Pas parce que ma vie pue (parce que des messages à la con sur ma vie je pourrais en gratter en ce moment, mais je vais vous épargner ça), mais parce que les gens puent.

Ouais, rien que ça. Non, c’est pas une crise d’ado rebelle. Enfin, peut-être que si, à vous de juger.

NON BARACK OBAMA N’EST PAS LA SOLUTION À TOUS LES MAUX DU MONDE !

Il faudrait arrêter un peu, non?

Que les Américains placent, ou non, de l’espoir en cet homme, je peux en convenir.

Que les Français s’interessent pour une fois à autre chose qu’à leur gros cul, aussi.

Mais il y a des limites. Et là, il me semble qu’elles sont atteintes.

Aujourd’hui, j’étais au Parlement européen. Un homme, la soixantaine, est chargé de nous expliquer «les institutions européennes» (en gros, une ptite révision de ce que l’on a pu apprendre au Lycée).

Mais alors, pourquoi, POURQUOI, s’est-il senti obligé de nous bourrer le crâne quant au modèle américain ?

Je croyais (à tort il semblerait) que l’effet American dream était passé de mode. Ah ben non. Pas du tout.

Après une petite crise d’anti-américanisme (guère plus glorieuse, car guère mieux fondée), hop on retourne en plein dedans.

Pour résumer le propos de cet homme : «oui il faut suivre l’exemple américain pour nous rassembler»

Euh, excusez-moi si je me trompe, mais il a toujours rien foutu Obama, si?

Se baser sur un programme que tous les Français ignorent (faut pas déconner) pour le faire passer pour exemplaire, super.

J’étais absente au dernier cours d’Anglais. Heureusement. Car c’est un homme qui se balade avec des badges «Obama» qui nous sert de prof. Un cours donc plein de posters et autres «goodies» que le brave a ramené des Etats-Unis où il était parti en soutien. Je tiens à préciser qu’aux dernières nouvelles il n’a pas un gramme de sang américain, mais passons.

Je ne suis pas en train de critiquer Obama (je suis certaine que si je le faisais je me ferai kidnapper par les services secrets qui me soumettraient à la torture), car je n’ai pas les moyens de le faire, étant dans l’ignorance de son programme, et surtout, je pense qu’il est un peu tôt pour en parler.

Mais le culte de la personnalité, on aurait pu laisser ça dans la boîte à mauvais souvenirs non?

(Je sais que ce message est en train de partir dans tous les sens, mais comme ça, ça aura été dit)

J’ai envie de dire à tous ces zouaves qui parlent sans connaître : «mais de quoi vous mêlez-vous?»

Les États-Unis ne sont plus un modèle, ouvrez un peu les yeux, on est dans la merde jusqu’au bout, et ils n’y sont pas pour rien ! Et ce n’est pas un vote pour le moment sans répercutions qui va tout d’un coup soigner le monde entier de ses maux. Ça serait un peu facile, non? NON?

Alors pourquoi tout le monde semble y croire? Pour oublier que de toute façon on est dans la merde?

Je sais très bien que les gens sont très forts pour se voiler la face (je suis moi-même très douée dans cette catégorie), mais il faut savoir arrêter peut-être?

Ou au moins, foutez la paix à ceux qui ne croient pas aux remèdes miracles, ni à la magie, ou en tout cas pas incarnée dans un candidat aux élections américaines. Ah, excusez-moi, à un FUTUR président.

Alors Merde un peu. Ou plutôt Prout parce que je reste polie.

Moi j’y crois pas et je pense pas avoir tort de ne pas y croire.

Les États-Unis et a fortiori Barack Obama ne sont pas le futur de l’Europe.

Ce n’est pas parce que vous avez la flemme de vous occuper de votre merdasse que ça va aller mieux en fuyant ailleurs !

Assumez un peu !

Assumez qu’on est tous dans la merde, à cause des vieux, et que les jeunes auront toujours la flemme de se bouger.

Assumez que l’Europe, ça ne veut plus rien dire, à part des billets bien moins jolis que notre 50Fr.

Et non, je ne suis pas catastrophiste (pas mon genre), et pas réac non plus.

Et c’est pas non plus pour aller contre le courant, là franchement ça ne m’apporterait rien.

Je suis fatiguée, c’est tout, j’ai arrêté d’écouter les informations, de regarder un peu le monde, parce que c’était trop usant de nullité.

J’ai aussi un peu délaissé les cours d’anglais, mais n’y voyez rien qui soit lié… !

Bref, j’ai été manger, et manger, ça calme. Alors j’arrête ici.

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